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Exposition temporaire
du 16 septembre au 31 décembre 2016
prolongée jusqu'au 12 février 2017

de VOUET à WATTEAU
Un siècle de dessin français

Musée du domaine départemental de Seaux
Exposition temporaire


De Vouet à Watteau, Un siècle de dessin français, Chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

Du 16 septembre au 31 décembre 2016, découvrez l'exposition d'une partie du fonds des dessins français du XVIIe siècle du musée de Besançon, particulièrement riche et prestigieux. Un parcours pédagogique vous permettra de comprendre les caractéristiques techniques et méthodologiques du dessin ancien.


PICASSO – GIACOMETTI - Musée Picasso
Picasso - Giacometti
© The National Gallery, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / National Gallery Photographic Department

Exposition temporaire
du 04 octobre 2016 au 05 février 2017


Picasso - Giacometti
1852 - 1870

Musée PICASSO
Exposition temporaire


Du 4 octobre 2016 au 5 février 2017, le Musée Picasso présente la toute première exposition consacrée à l’œuvre de deux des plus grands artistes du XXe siècle : Pablo Picasso (1881-1973) et Alberto Giacometti (1901-1966). 

Grâce à un prêt exceptionnel de la Fondation Giacometti, cette exposition inédite, qui occupera le rez-de-chaussée et le premier étage de l’hôtel Salé, réunit plus de 200 œuvres des deux maîtres provenant des riches collections du Musée Picasso et de la Fondation Giacometti, ainsi que des prêts de collections françaises et étrangères. 

Un important travail de recherche, mené en commun dans les fonds d’archives du Musée Picasso et de la Fondation Giacometti, a permis de révéler des documents inédits, esquisses, carnets et annotations significatives. Ceux-ci éclairent les relations méconnues entre les deux artistes, relations à la fois amicales et formelles, et l’intérêt mutuel qu’ils se sont porté à des moments clefs de leurs carrières, en dépit de vingt ans de différence d’âge. 

Dotés de tempéraments différents, mais caractérisés tous deux par une grande liberté d’esprit et d’invention, Picasso et Giacometti partagent une fascination pour le lien entre Éros et Thanatos, comme pour le déplacement des limites de la représentation. De leur rencontre au début des années 1930 à leurs dialogues nourris dans l’après-guerre autour des querelles du retour au réalisme, les deux artistes n’ont cessé d’échanger sur leur création. Comme l’exposition le révèle, de nombreuses similitudes formelles et thématiques rapprochent leurs œuvres de la période surréaliste. À partir de la fin des années 1930, tous deux vont transformer leur pratique et partager des questionnements sur l’art et sa relation au réel, auxquels le peintre-sculpteur et le sculpteur-peintre répondent par des solutions formelles différentes. 

Organisée en 8 sections, l’exposition propose un parcours à la fois chronologique et thématique présentant les différents aspects de leur production artistique dans tous les médiums : peinture, sculpture, dessin. Après avoir évoqué le cheminement des deux artistes de leurs œuvres de jeunesse jusqu’aux créations modernistes, elle montre les correspondances entre leurs œuvres, de l’influence des arts extra-occidentaux ou de celle du mouvement surréaliste au renouveau du réalisme dans la période d’après-guerre. 

À côté d’œuvres emblématiques de chacun des artistes comme Paul en Arlequin (1924), Femme assise au fauteuil rouge (1932) et La Chèvre (1950) de Picasso ou Femme qui marche (1932), Cube (1933-1934) et Homme qui marche (1960) de Giacometti, sont présentés des plâtres rares et fragiles, des dessins dont certains inédits, et de nombreuses archives dévoilées pour la première fois. 

Un catalogue richement illustré publié par le musée Picasso et les éditions Flammarion accompagne l’exposition. Il rassemble des essais inédits d’historiens de l’art, dont les commissaires de l’exposition, ainsi qu’une anthologie de textes historiques consacrés aux deux artistes.

Albert Besnard - Petit Palais
Albert Besnard
La Vérité entraînant les Sciences à sa suite répand sa lumière sur les hommes. 1890

Arts graphiques
du 25 octobre 2016 au 29 janvier 2017

Albert Besnard
Modernités Belle Epoque
Musée du Petit Palais

Comblé d’honneurs et de charges (Prix de Rome en 1874, membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1912, directeur de la Villa Médicis de 1913 à 1921, reçu à l’Académie française en 1924, directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de 1922 à 1932, Grand-Croix de la Légion d’Honneur en 1926), Albert Besnard (1849-1934) fut le premier peintre auquel le gouvernement de la République fit l’honneur de funérailles nationales, bien avant Georges Braque. Mais en un siècle qui cultiva le culte du génie incompris, autant de reconnaissance compromit la réputation posthume d’un artiste trop vite rangé au rayon des académiques stériles. Or il n’en est rien et c’est sa relative modernité qui lui valut d’être honoré en son temps pour la hardiesse de son coloris et la richesse de son inspiration.

Près d’un siècle après la disparition d’Albert Besnard, il est temps de reconsidérer son oeuvre pour elle-même, celle du symboliste tardif, chantre des courbes de la femme 1900, celle du portraitiste, du grand décorateur mural, comme du pastelliste virtuose et de l’inquiétant graveur.

Le Petit Palais, dont Besnard décora l’immense coupole du vestibule, se propose de réexaminer ce parcours plus singulier qu’il n’en a l’air, de Paris jusqu’à Rome, en passant par Londres et les rives du Gange. 

Cette exposition est organisée en collaboration avec le Palais Lumière d'Evian et la Ville d'Evianet avec le concours exceptionnel du Musée d'Orsay et de l'association Le temps d'Albert Besnard.

Commissaires :
Chantal Beauvalot : docteur en histoire de l’Art
Stéphanie Cantarutti : conservateur en chef au Petit Palais
Christine Gouzi : maître de conférences à l’université de Paris-Sorbonne
Christophe Leribault : directeur du Petit Palais
William Saadé : conservateur en chef honoraire, conseiller scientifique pour la Ville d’Evian

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

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François Boucher

Arts graphiques
du 21 mars 2017 au 09 juillet 2017

De Watteau à David
L
a Collection Horvitz

Musée du Petit Palais

Le Petit Palais est heureux de présenter un florilège de près de 200 tableaux, sculptures et surtout dessins du XVIIIe siècle français réunis par le grand collectionneur de Boston, Jeffrey Horvitz. Constituée depuis trois décennies, il s’agit de la plus importante collection privée de dessins français outre-Atlantique.

Riche d'œuvres de tout premier plan de Watteau, Boucher, Fragonard, Greuze et David, elle offre aussi un panorama de tous les artistes notables de la période, d’Oudry à De Troy, de Natoire à Bouchardon, d’Hubert Robert à Vincent, toujours à leur meilleur. Avec l’exposition Le Baroque des Lumières rassemblant à l’étage, au même moment, les plus belles toiles du XVIIIe siècle des églises de Paris, l’ensemble constituera l’une des plus grandes rétrospectives jamais consacrées à l’art de cette période.

Autour d’une quinzaine de sections thématiques ou monographiques organisées de manière chronologique, l’exposition permettra d’appréhender toute la créativité d’un siècle riche en renouvellements stylistiques : la peinture mythologique et religieuse au début du XVIIIe siècle, le paysage, la fête galante, François Boucher, le nu dessiné la peinture d’histoire au milieu du siècle, les représentations de fêtes et cérémonies, l’architecture et le triomphe de l’ornement, les dessins de sculpteurs, un bel ensemble d’œuvres de Fragonard, le renouveau de la scène de genre dans la seconde moitié XVIIIe siècle, les ruines et les paysages d’Italie, l’Histoire et les début du néo-classicisme, et pour finir, l’art de la période révolutionnaire.

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)


Sculpture
du 27 octobre 2016 au 29 janvier 2017

de BRUIT et de FUREUR
Bourdelle sculpteur et photographe

Musée Bourdelle

Destiné à la ville natale de Bourdelle, Montauban, où il est inauguré en 1902, le " Monument aux Morts, aux Combattants et Serviteurs du Tarn-et-Garonne de 1870-1871" célèbre les combattants de la guerre de 1870 et, avec, le sursaut républicain et l’espoir d’une revanche.

Conçu sous la forme d’un assemblage de quatre figures expressives, ce chef-d’œuvre de la statuaire signe le tournant de la carrière de Bourdelle qui développe alors un langage personnel. Le Grand GuerrierL’Effroi, les Têtes Hurlantes : les études et recherches de l’artiste trahissent toutes une audace formelle qui, plus tard, irriguera Héraklès archer (1906-1909) ou Centaure mourant (1911-1914).

L’exposition dévoile au public parisien un monument pour ainsi dire inédit, puisqu’il n’a été exposé à Paris qu’une seule fois, en 1902, lors du Salon de la Société nationale des beaux-arts.  Les sculptures – de terre, de plâtre et de bronze – dialogueront avec les photographies que Bourdelle réalise alors de son œuvre, lesquelles constituent non seulement un témoignage documentaire mais témoignent également d’une démarche créatrice majeure.

Grâce aux 130 photographies et 60 sculptures, qui n’ont pour la plupart jamais été dévoilées, et à l’oeuvre vidéo d’un artiste contemporain, Olivier Dollinger, c’est toute l’étendue de la création de Bourdelle qui est ainsi révélée.

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

Valentin de Boulogne - Musée du Louvre

Valentin de Boulogne
Réunion dans un cabaret (détail)

Arts graphiques
du 22 février 2017 au 22 mai 2017

Valentin de Boulogne
Un photographe de Montparnasse

Musée du Louvre

Considéré comme le plus brillant des peintres à la suite de Caravage et comme l’un des plus grands artistes français à l’égal de Poussin, Valentin de Boulogne (1591-1632) passa l’essentiel de sa carrière à Rome, où il reçut de prestigieuses commandes des papes ; son oeuvre fut aussi collectionnée par les puissants, au premier rang desquels figurent Mazarin et Louis XIV, et servit de modèle tout au long du 19e siècle à des maîtres aussi différents que David ou Courbet.

Aussi libre que Caravage, mort lui aussi dans la fleur de l’âge, il reprend à son devancier un réalisme dramatique, le clair-obscur et des thèmes (tavernes, concerts, martyrs et saints…), mais il les transfigure par un sens inédit à la fois du grandiose et de la mélancolie ainsi qu’une sensibilité à la couleur d’inspiration néo-vénitienne.

Le Louvre, qui possède la plus riche collection au monde d’oeuvres de l’artiste, s’est associé au Metropolitan Museum de New York pour la première  monographie dédiée à la figure la plus importante du mouvement caravagesque en Europe.

Les informations relatives à cette exposition sont données sous réserve de modification.

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

Frédéric Bazille (1841-1870). La jeunesse de l

Frédéric Bazille
Réunion de famille
dit aussi portraits de famille
1867

Arts graphiques
du 20 octobre 2016 au 16 janiver 2017

Frédéric Bazille (1841-1870)
La jeunesse de l'impressionisme

Musée d'Orsay

Comment regarder l'oeuvre de Frédéric Bazille, mort au combat en 1870 lors de la guerre franco-prussienne alors qu'il n'était âgé que de 28 ans ? 

Si ses premières toiles sont clairement celles d'un peintre en devenir, influencé par le réalisme ou son ami Monet, l'artiste a néanmoins achevé de nombreux chefs-d'oeuvre, dans lesquels s'affirme progressivement son génie singulier. 

Une soixantaine de tableaux est parvenue jusqu'à nous, chacun constituant un défi, un jalon, pour le jeune artiste nous permettant d'être attentifs à sa progression vers l'expression toujours plus personnelle de son "tempérament", selon les mots de l'époque. Organisée de façon thématique et chronologique à la fois, le parcours mêle les œuvres de Bazille à celles de ses contemporains comme Delacroix, Courbet, Manet, Monet, Renoir, Fantin-Latour, Guigou, Scholderer ou encore Cézanne. Ces confrontations replacent son travail au coeur des grandes problématiques de la peinture d'avant-garde des années 1860 (la vie moderne, le renouvellement des genres traditionnels comme le portrait, le nu ou la nature morte, le plein air et la peinture claire, etc.), auxquelles Bazille contribua largement, et mettent en relief la profonde originalité de son inspiration. 

Cette exposition invite ainsi à la redécouverte d'un acteur majeur, malgré sa disparition précoce, de la genèse de l'impressionnisme, permise notamment par les recherches et les études scientifique les plus récentes qui nous éclairent les méthodes de travail de Bazille, ses liens avec Monet ou Renoir et ont permis de retrouver la trace de créations considérées comme disparues, chaînons manquant d'une oeuvre rare.

 

informations pratiques sur l'exposition

Corps en mouvement - Musée du Louvre

Hippomène et Atalante
un détail des deux sculptures

Arts graphiques
du 06 octobre 2016 au 03 juillet 2017

Corps en mouvement
La danse au musée

Musée du Louvre

La Petite Galerie, espace dédié à l’éducation artistique et culturelle, proposera au public, pour sa 2e saison (2016 / 2017), de s’initier à la représentation du « Corps en mouvement ». À cette occasion, le musée du Louvre invitera un art vivant : la danse. 

C’est par l’observation des œuvres des collections du Louvre et des institutions partenaires que le public pourra découvrir le défi que la représentation du mouvement a posé aux artistes et les réponses qu’ils y ont apportées, à partir des différents matériaux et techniques à leur disposition. Les conventions qui régissent la représentation des gestes et attitudes tels que marcher, courir, suspendre, mais aussi les « mouvements de l’âme » comme l’effroi seront aussi décryptées. 

Si les œuvres d’art sont par nature figées, les artistes ont toutefois cherché à décomposer le mouvement avant même l’apparition de la chronophotographie qui révolutionna les arts visuels et ouvrit de nouvelles perspectives aux artistes à la fin du 19e siècle. Cherchant à saisir le mouvement, les artistes des Avant-gardes, comme Degas et Rodin, se sont intéressés au monde de la danse. Autour de 1900, sous l’influence de Loïe Fuller, d’Isadora Duncan, des Ballets russes de Diaghilev et de son étoile Nijinski, la danse connaît une véritable révolution, annonciatrice de la danse moderne. Puisant aux sources de l’Antiquité, elle propose une nouvelle gestique en rupture avec le ballet classique. Arts chorégraphiques et arts visuels tissent alors des liens étroits.

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

 

Vermeer et les maîtres de la peinture du genre au Siècle d

Jan Wermeer, dit Wermeer de Delft
La Dentellière

Arts Graphiques
Du 22 février 2017 au 22 mai 2017

WERMEER
et les maîtres de la peinture du genre au Siècle d'or

Musée du Louvre

Vermeer, c’est le « Sphinx de Delft ». Cette expression fameuse, due au Français Théophile Thoré-Bürger lorsqu’il révéla le peintre au monde à la fin du 19e siècle, a largement figé la personnalité artistique de Vermeer dans une pose énigmatique. Le mythe du génie solitaire a fait le reste. Johannes Vermeer (1632-1675) n’est cependant pas parvenu à son degré de maîtrise et de créativité en restant coupé de l’art de son temps. 

Cette exposition cherche à démontrer, au moyen de rapprochements avec les œuvres d’autres artistes du Siècle d’or à l’image de Gérard Dou, Gerard ter Borch, Jan Steen, Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Caspar Netscher ou encore Frans van Mieris, l’insertion de Vermeer dans un réseau de peintres, spécialisés dans la représentation de scènes de la vie quotidienne, qui s’admiraient, s’inspiraient mutuellement et rivalisaient les uns avec les autres. Bien que ces artistes aient peint dans différentes villes de la République des Provinces-Unies des Pays-Bas, leurs œuvres présentent de fortes similitudes sur le plan du style, des sujets, de la composition et de la technique. Cette rivalité artistique dynamique a contribué à la qualité exceptionnelle de leurs œuvres respectives. 

On pourrait penser, dans cette perspective, que Vermeer tend à n’être plus qu’un peintre parmi d’autres. En réalité, mis au contact de celui des autres, son tempérament d’artiste tend au contraire à se préciser, à s’individualiser. Plus qu’un lanceur de styles, Vermeer apparaît comme un peintre de la métamorphose. 

Cette exposition, organisée en partenariat avec la National Gallery of Ireland (Dublin) et la National Gallery of Art (Washington), présentera les grands chefs-d'oeuvre de l’artiste et de ses contemporains.


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Les Temps Mérovingiens

Musée de Cluny

 

 

Arts Graphiques
Du 26 octobre 2016 au 13 février 2017

Les Temps Mérovingiens
Musée de Cluny

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Le début du Moyen Âge est marqué par des formes d'expression originales, mais peu connues. L'exposition Les Temps mérovingiens donne à découvrir cette période foisonnante, entre influence de l'empire romain et mise en place de nouvelles formes de pouvoir. Dans le cadre majestueux du frigidarium des thermes de Lutèce, laissez-vous entraîner dans une plongée au coeur de trois cents ans d'histoire, de la bataille des Champs catalauniques en 451 à la fin du règne des «rois fainéants» en 751.

Dans un dialogue inédit, manuscrits des VIIe et VIIIe siècles provenant notamment du département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, des bibliothèques de Laon et d’Autun, de la bibliothèque apostolique vaticane ou des Archives nationales de France entrent en résonance avec les collections du musée de Cluny et les prêts du musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, du British Museum, du musée jurassien d’art et d’histoire de Delémont ou encore du musée Alfred-Bonno de Chelles. Porte d’entrée dans un Moyen Âge qui couvre mille ans d’histoire européenne, les temps mérovingiens sont loin de l’image de « barbarie » qui leur était autrefois attachée. 

Un monde antique et médiéval
Dès le IVe siècle l’Empire romain doit s'accomoder de l'arrivée de nouveaux peuples, poussées vers l'Ouest par les Huns. Ces mouvements de populations se traduisent par une pénétration culturelle, dont la manifestation la plus spectaculaire est sans doute la conversion au christianisme. La date de 476 correspond à la déposition du dernier empereur romain d’Occident mais elle ne marque donc pas la fin d’un monde.

Le pouvoir et ses témoignages
En trois siècles, la période mérovingienne voit naître le Moyen Âge. La dynastie s'appuie sur les formes d'administration mises en place par les Romains. Le pouvoir se manifeste également à travers des textes et des objets dont la valeur est à la fois matérielle et symbolique.

Autour du trône de Dagobert sont rassemblées des œuvres représentatives de l’exercice du pouvoir, diplômes, codes de lois, sceaux, monnaies et armes d’apparat. L’or et l’argent côtoient des grenats venus de l’Inde, la pourpre rehausse le parchemin, les ivoires et les soies de Constantinople inspirent les artistes.

L’ici-bas et l’au-delà
Durant les trois siècles mérovingiens, la croix est omniprésente la création artistique. Elle traduit l'importance du christianisme, à la fois comme outil de pouvoir et comme expression d'une spiritualité. Elle témoigne également de la force du symbole dans cet art. De même, les couleurs des manuscrits, rehaussés de jaune, d'ocre et de vert, viennent magnifier le Verbe. Foisonnantes d’anecdotes, les Vies de saints suscitent une nouvelle forme de dévotion autour du culte des reliques et de l’espoir fondé sur leurs miracles.
Des sarcophages et ensembles mobiliers de nécropoles franques mais aussi wisogothiques attestent la place de l’art funéraire dans ce monde préoccupé par le Salut après la mort.

Écritures
Période de foisonnement intellectuel, les temps mérovingiens voient le développement d'ateliers de copie dans des monastères. D'un scriptorium à l'autre, les calligraphies varient, entre écritures onciales et cursives.

Mais l’usage de l’écrit persiste au-delà du livre, dans les pratiques de chancellerie, les épitaphes et des inscriptions plus ou moins faciles à déchiffrer sur tous types d’objets. Ces jeux de lettres prennent la forme de vœux, de rébus, de pseudo-textes, de monogrammes comme sur la bague de sainte Radegonde (réunissant les lettres de son nom en un seul dessin) ou encore de formules magiques, telle qu’ « abracadabra » (abrasax) répété avec ivresse comme sur la croix de Lausanne.

Splendeurs mérovingiennes
D'une technique à l'autre, la récurrence des motifs et des influences atteste d'un art propre à la période mérovingienne. De l'ivoire à la sculpture, les arts du feu ou l'enluminure, la virtuosité des artisans met en lumière certains thèmes particulièrement prisés comme les entrelaces ou les motifs zoomorphes. Cloisonnés ou damasquinés, les bijoux mérovingiens révèlent toute la maîtrise technique des orfèvres et le goût du luxe des hommes et femmes de pouvoir.

- Le musée de Cluny s'est associé à quatre établissements franciliens pour vous proposer, tout au long de la saison 2016-2017, un parcours médiéval, en lien avec le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme; le musée d'art et d'histoire, Fabrique de la ville, Basilique de Saint Denis; la Cité des Sciences et de l'industrie; le musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye et l'Inrap. 


INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

 

Machines à dessiner - Musée des Arts et Métiers

Machine à dessiner

Arts Graphiques
Du 25 octobre 2016 au 26 février 2017

Machines à dessiner

Musée des Arts et Metiers

Le Musée des arts et métiers présente, du 25 octobre 2016 au 26 février 2017, Machines à dessiner, une exposition exceptionnelle, fruit d’une collaboration avec François Schuiten et Benoît Peeters, auteurs des Cités obscures et de Revoir Paris. Pivot de l’exposition, le dessin s’y dévoile comme une activité à la fois technique et poétique, entre précision et imagination. 

Construite autour de la confrontation entre les collections scientifiques et techniques du Musée des arts et métiers et une large sélection de travaux graphiques, Machines à dessiner invite à découvrir l’imaginaire singulier des deux auteurs. A la fois source d’inspiration et d’émerveillement, les objets et documents choisis dans les réserves du musée sont les rouages d’une vertigineuse ingénierie du rêve. 

Projections, ambiance sonore, jeux de lumières, l’exposition invite le visiteur à entrer dans l’atelier de François Schuiten et lui propose de dessiner avec lui, l’entraînant dans sa vision du monde, entre réalisme et onirisme. 

Que l’on soit bédéphile ou néophyte, dessinateur confirmé ou croqueur amateur et quel que soit notre âge, Machines à dessiner est aussi conçue comme une machine à libérer l’imaginaire de chacun. L’exposition fait le pari de la transmission et trace des passerelles entre disciplines : art, sciences, techniques et entre générations. Plus sensible que didactique, elle donne à voir des machines comme nul historien des techniques ne les verra jamais, avec un regard d’adoration qui en fait surgir toute la beauté. Une beauté presque surréelle, venue d’une cité qui n’a plus rien d’obscure.

Bakst : des Ballets russes à la haute couture - Opéra national de Paris
Léon Bakst
(1866-1924)

Dessin de costume pour
une bacchante dans Narcisse :
couverture du
« Programme officiel des Ballets russes »,
Théâtre du Châtelet, juin 1911

Arts Graphiques
Du 22 novembre 2016 au 05 mars 2017

BAKST
Des ballets russes à la haute couture

Bibliothèque - Musée de l'Opéra

Peintre, décorateur et théoricien, Léon Bakst (1866-1924) a été l’un des chefs de file de l’avant-garde des artistes russes réunie au sein du groupe « Le Monde de l’art ». Principal collaborateur des Ballets russes lors de leurs premières saisons, il dessine les décors et les costumes de plusieurs chefs-d'œuvre : Shéhérazade, Le Spectre de la rose, L’Après-midi d’un faune, Daphnis et Chloé… Son œuvre révolutionne non seulement la décoration théâtrale, mais aussi la mode et les arts décoratifs. 

A l’occasion du cent-cinquantième anniversaire de la naissance de l’artiste, l’Opéra national de Paris et la Bibliothèque nationale de France organisent une exposition rétrospective qui présente au travers de 130 œuvres environ le portrait d’un artiste total qui pensait son art comme une action. Elle permet de suivre l’itinéraire d'un artiste russe devenu une figure du Tout-Paris, d'un peintre qui a formé Chagall et qui a été l'ami de Picasso ; un artiste qui a surtout contribué à créer l’esprit et la sensibilité de l’avant-guerre de 1914 grâce à des créations fiévreuses dominées par l'érotisme des corps, des créations conçues en dialogue avec les celles de Claude Debussy, Maurice Ravel, Igor Stravinsky, Gabriele D'Annunzio, Vaslav Nijinski ou Ida Rubinstein ; des créations enfin qui ont reçu les éloges appuyés de Marcel Proust ou Jean Cocteau et qui continuent d'inspirer jusqu'à nos jours, d’Yves Saint Laurent à Karl Lagerfeld.

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

La rousse au pendentif
Amadeo Modigliani
(1884-1920)


Arts Graphiques
Du 03 mars 2017 au 10 juillet 2017

De Zurbaran à Rothko
Collection Alicia Koplowitz - Grupo

Musée Jacquemart-André

Alicia Koplowitz a réuni, via le Grupo Omega Capital Ω une collection à son image, qui rassemble un nombre important d’oeuvres maîtresses des plus grands artistes. Les maîtres anciens et modernes s’y côtoient dans un passionnant dialogue à travers les siècles : les sculptures antiques et les tableaux de Zurbarán, Tiepolo, Canaletto, Guardi et Goya voisinent avec les peintures et les dessins de Toulouse-Lautrec, Gauguin, Van Gogh, Picasso, Van Dongen, Modigliani, Schiele, de Staël, Freud, Rothko ou Barceló, mais aussi les sculptures de Giacometti, Bourgeois et Richier...

C’est au Musée Jacquemart-André que sera présentée pour la première fois une sélection des plus beaux chefs-d’oeuvre de cette collection unique, dans la demeure d’une autre collectionneuse d’exception : Nélie Jacquemart qui, avec son mari, a constitué un splendide ensemble, aussi varié que l’est aujourd’hui celui réuni par Alicia Koplowitz - Grupo Omega Capital Ω.

L’exposition de la Collection Alicia Koplowitz - Grupo Omega Capital Ω met ainsi à l'honneur l’une des plus grandes collectionneuses de notre époque. Les 52 oeuvres présentées retracent les choix de celle qui parcourt, depuis plus de trente ans, le chemin de l’art et nous invite à partager ses émotions esthétiques. Au-delà de la diversité des techniques, des époques et des styles, les oeuvres de la collection Alicia Koplowitz - Grupo Omega Capital Ω reflètent une même sensibilité artistique. Elles témoignent d’un goût subtil, mais affirmé et audacieux, souvent tourné vers les portraits féminins. Qu’elle soit modèle ou artiste, créatrice façonnant la matière ou muse inspirante, la femme est au coeur de la plupart des oeuvres qu’a choisies Alicia Koplowitz - Grupo Omega Capital Ω.

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

Camille Pissarro
La Maison Delafolie à Eragny, soleil couchant
1885

Arts Graphiques
Du 22 mars 2017 au 12 février 2017

PISSARO
à Eragny

Musée du Luxembourg

En 1884, Camille Pissarro (1830 – 1903) s’installe avec sa famille dans le village d’Eragny, dans l’Oise. Pendant vingt ans, il vit au rythme de sa ferme et de la poésie des champs, recevant ses amis artistes, Monet, Cézanne, Van Gogh ou Gauguin. Il y poursuit sa peinture de la vie rurale française et découvre les idéaux anarchistes de la fin du XIXe siècle. L’exposition du Musée du Luxembourg retrace les dernières années, à la fois bucoliques et engagées, de celui qui est considéré comme l’un des pères de l’impressionnisme.

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais.

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

Camille Pissarro

Arts Graphiques
Du 23 février 2017 au 02 juillet 2017

Camille PISSARO
Le premier des impressionnistes

Musée du Luxembourg

Le musée Marmottan Monet présente, du 23 février au 2 juillet 2017, la première exposition monographique Camille Pissarro organisée à Paris depuis 36 ans. Quelque soixante-quinze de ses chefs-d’œuvre, peintures et tempéras, provenant des plus grands musées du monde entier et de prestigieuses collections privées, retracent l'œuvre de Camille Pissarro, de sa jeunesse dans les Antilles danoises jusqu’aux grandes séries urbaines de Paris, Rouen et Le Havre de la fin de sa vie. Considéré par Cézanne comme « le premier des impressionnistes », Pissarro est l’un des fondateurs de ce groupe. Il est également le seul à participer à leurs huit expositions. Compagnon et ami fidèle de Monet, maître de Cézanne et de Gauguin, inspirateur de Seurat, défenseur de Signac, Pissarro est un artiste majeur et incontournable. Intellectuel polyglotte, engagé et militant, à l’écoute des jeunes générations, son œuvre, puissante et en perpétuelle évolution, offre un panorama unique des recherches qui ont animé les cercles impressionnistes et postimpressionnistes de la seconde moitié du XIXème siècle.

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

Arts Graphiques
Du 14 septembre 2016 au 12 février 2017

FANTIN-LATOUR
A fleur de peau

Musée du Luxembourg

Première rétrospective de l’œuvre de Henri Fantin-Latour (1836-1904) à Paris depuis l’exposition de référence consacrée au peintre dans les galeries nationales du Grand Palais en 1982, cette exposition met en lumière les œuvres les plus emblématiques d’un artiste surtout connu pour ses natures mortes et ses portraits de groupe, et révèle également la part importante occupée dans son oeuvre par les peintures dites « d’imagination ».

Très attaché dès sa jeunesse à la restitution fidèle de la réalité, Fantin-Latour explora également, avec délectation, une veine plus poétique qui le rapproche des symbolistes. L’exposition propose un parcours dense rassemblant une soixantaine de tableaux et une trentaine de lithographies, dessins et autres études préparatoires.
Suivant un plan chronologique, l’exposition s’ouvre sur les oeuvres de jeunesse de l’artiste, en particulier les troublants autoportraits qu’il réalise dans les années 1850-1860. Confiné dans l’atelier, Fantin-Latour trouve alors ses sources d’inspiration au coeur de son intimité : modèles captifs, ses deux soeurs sont mises en scène en liseuses ou en brodeuses, tandis que les natures mortes savamment composées des années 1860 révèlent, déjà, les qualités d’observation exceptionnelles du jeune artiste.

« Cette exposition est organisée par la Réunion des musées  nationaux – Grand Palais et le musée de Grenoble, en collaboration avec le musée d’Orsay »

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

Rodin
Porte de l'enfer

Sculptures
Du 18 octobre 2016 au 22 janvier 2017

RODIN
L'enfer selon Rodin

Musée Rodin

Le musée Rodin organise une exposition inédite entièrement consacrée à La Porte de l’Enfer. Rodin travailla toute sa vie à cette œuvre dont il reçu la commande en 1880 et pour laquelle il s’inspira de l’Enfer de Dante. 

Chef-d’œuvre jamais tout à fait achevé, la Porte a été pour Rodin un réservoir de formes et de sujets qui ont donné lieu à de multiples variations, une matrice dont sont notamment issus le Penseur et le Baiser. Environ 200 œuvres seront présentées, principalement issues du fonds d’atelier conservé par le musée. À la lumière des dernières recherches sur le sujet, l’exposition retracera la genèse et l’évolution de l’œuvre et la situera dans la carrière du sculpteur et le contexte de l’époque.

L’exposition L’Enfer selon Rodin invite le public à revivre la création d’une icône de l’art : La Porte de l’Enfer. Plus de 170 œuvres – dont 60 dessins rarement présentés au public et de nombreuses sculptures restaurées pour l’exposition – plongeront les visiteurs dans l’histoire fascinante de ce chef-d’œuvre dont l’influence fut considérable dans l’évolution de la sculpture et des arts. Avec cette porte mystérieuse et imposante qui ne s’ouvre pas, Rodin offre une vision spectaculaire des Enfers, pleine de fièvre et de tourments.

INFORMATION PRATIQUES (horaires, adresse, tarifs, transports, etc.)

Quentin Garel, Le Magicien d'Os : Affiche


Exposition
Du 20 septembre 2016 au 29 janvier 2017

L'Oeil de Baudelaire
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Musée de la Vie Romantique

Cette exposition explorera en compagnie de Baudelaire, le paysage artistique des années 1840  en présentant, autour des artistes phares de l’époque - Eugène Delacroix, J.A.D. Ingres, Camille Corot, Théodore Rousseau ou Théodore Chassériau -  les peintres qui ont su lui plaire ou l’irriter. Elle permettra de découvrir, autour d'une centaine d'oeuvres, la modernité que forge le poète face au nouveau Paris et aux langages artistiques en formation, incarnée par la génération montante et la figure de Manet.

Commissaires 
Robert Kopp,  professeur à l’université de Bâle,Suisse, correspondant à l'Institut
Charlotte Manzini, docteur en littérature
Jérôme Farigoule, directeur du musée de la Vie romantique
Sophie Eloy, directrice adjointe, musée de la Vie romantique

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Sérénissime ! Venise en fête

Arts Graphiques
du 25 février 2017 au 25 juin 2017

Sérénissime ! Venise en fête
de Tiepolo à Guardi

Musée Cognac-Jay

Curieux paradoxe que la Venise du XVIIIe siècle : alors que sa puissance politique, économique et territoriale s’est considérablement réduite depuis la Renaissance, elle connaît un formidable âge d’or culturel. La Cité des Doges, comme pour conjurer son déclin qui aboutira à sa reddition face à Napoléon en 1797 après un millénaire d’indépendance, multiplie les fêtes, célébrations et autres spectacles qui attirent curieux et amateurs de l’Europe entière.

Loin d’être de purs divertissements oisifs, ces festivités comme le carnaval, participent à une véritable mise en scène politique et religieuse de Venise. Immortalisées par de grands noms, Tiepolo, Guardi, Longhi, elles impriment durablement et exportent partout en Europe les attraits de la cité des Doges. Plus de quarante peintures, gravures, dessins, provenant de collections françaises et européennes prestigieuses seront ainsi présentés au public pour réanimer, le temps d’une exposition, les fastes déployés par la Sérénissime République de Venise au temps des Lumières.

Le parcours de l’exposition propose d’explorer quatre thématiques liées aux fêtes vénitiennes :

Grandes et petites réjouissances. La danse et la musique occupent une place de choix dans la société vénitienne, aussi bien au sein de l’aristocratie que le peuple.

De la ville à la scène. La commedia dell’arte connaît un essor sans précédent à Venise au XVIIIe siècle, en particulier avec l’auteur de théâtre Carlo Goldoni. Quant à l’Opéra, il bénéficie alors de majestueuses salles de spectacle, dont la plus célèbre demeure la Fenice.

Le pouvoir en spectacle. Les institutions laïques et sacrées de la Sérénissime aiment convier des foules entières à de grandes festivités cristallisant l’image d’une Venise puissante et fastueuse. Les réceptions de princes étrangers, notamment français, sont également l’occasion d’extraordinaires célébrations sur la place Saint-Marc ou le Grand Canal.

Au carnaval. Que serait Venise sans son carnaval ? Instituée au Moyen Âge, cette fête colorée et masquée réunit au XVIIIe siècle une foule cosmopolite, qui aime autant les attractions foraines de plein air que les divertissements plus discrets du Ridotto, l’ancêtre du casino.

Commissariat :
Benjamin Couilleaux, conservateur du patrimoine au musée Cognacq-Jay
Rose-Marie Herda-Mousseaux, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée Cognacq-Jay


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